Projet bande dessinée : 2ᵉ escale

Le projet en partenariat avec le Louvre se poursuit avec la réalisation collégiale d’une bande dessinée.

 Une classe a effectué des recherches documentaires sur les européens et les aztèques au XVIᵉ siècle.

Les deux autres classes ont écrit un synopsis en prenant en compte ces recherches. 

Boris Hurtel, auteur et dessinateur de bande dessinée, accompagne ensuite chaque classe dans la réalisation plastique et les initie notamment aux codes graphiques.

Il ne reste qu’une séance avant de découvrir l’œuvre finale. 

Les DNMADe1 engagé·e·s pour la semaine des droits des femmes

Pour célébrer la semaine des droits des femmes, les DNMADE1 ont organisé des animations et accueilli des élèves et personnels toute la semaine au CDI et en salle de permanence.

Ensemble, ils ont pu discuter de l’égalité femme/homme, de harcèlement de rue, de masculinisme, et de ce que c’est d’être une femme ou une fille au lycée Georges Brassens. Pour rappeler les dates et actrices clés des avancées des droits des femmes, les participant-e-s ont pu jouer : un jeu de sept familles, un kahoot, un memory et une frise chronologique avaient été préparés. Des sondages et un violentomètre ont été distribués dans les classes et dans la cour aux personnels et aux élèves du lycée pour sensibiliser sur les violences faites aux femmes. Une boîte à témoignages adressées aux filles du lycée a recueilli de nombreux témoignages sur les difficultés d’être une femme en 2026. Les 2ndeTNTC ont créé les porte-clés qui ont été distribués à ceux qui avaient réussi le jeu de piste. Le CDI continue le partage d’œuvres écrites par des femmes et / ou sur l’avancée des droits des femmes jusqu’au 27 mars. Vous pouvez également venir participer à l’exposition interactive sur les affiches sexistes corrigées. Les jeux restent à disposition au CDI.

Merci aux étudiant-e-s de DNMADE1 qui se sont impliqué-e-s de manière créative et intelligente dans ce projet !

Échanges pédagogiques et créatifs entre les DNMADe1 et des élèves de Münster

Le DNMADe événement du lycée Georges Brassens poursuit son échange pédagogique durable avec une formation en design graphique d’une école de Münster en Allemagne (Adolph Kolping Berufskolleg).
Ce lien a été possible grâce à l’OFAJ (l’Office franco-allemand pour la Jeunesse), qui a permis aux enseignants des deux pays de se rencontrer et qui a financé les frais liés aux 2 voyages de rencontres créatives, d’un pays à l’autre.

La semaine où nos homologues allemands sont venus à Paris a débuté par trois jours de visite sur Paris avant de se poursuivre par deux jours de “workshop” au lycée dans l’atelier du DNMADe. Durant les trois premiers jours, les étudiant·e·s ont laissé traîner leurs yeux partout et capter tout ce qui fait Paris par le biais du dessin, de la photographie ou de la collecte d’éléments concrets. Ces 3 jours d’exploration à Paris leur ont permis de collecter des vues de la ville de Paris qui ont été la base de la réalisation, en groupes franco-allemand, d’un dispositif créatif pendant les temps d’atelier au lycée. Ce dispositif devait montrer Paris sous un angle particulier. en mettant en scène la ville au travers de cet angle de vue, en surexprimant un de ses aspects, une de ses caractéristiques. Ils·elles ont donc tenté de mettre un aspect de la ville de Paris en boîte !
Une fois la semaine d’échanges créatifs avec leurs homologues allemands achevée, les étudiant·e·s n’ont pas rangé nos boîtes dans un placard : elles allaient être les actrices principales de courts métrages pour participer à un concours organisé par Arte qui vise à produire des épisodes de leur célèbre émission : Karambolage (une émission de télévision diffusée sur Arte, conçue par la réalisatrice française Claire Doutriaux). les étudiant·e·s se sont donc lancé·e·s dans l’écriture, la scénarisation et la réalisation en stop motion de 4 épisodes de Karambolage ! Ils·elles ont assuré les versions françaises et anglaises et leurs homologues allemands se sont chargés de la version allemande.

Début Février, nous voici partis en Allemagne, à Münster pour vivre une semaine sur le même schéma que celle passée en France avec des visites qui ont permis de mener à bien deux workshops plastiques de techniques mixtes (dessin, collage, peinture, aquarelle, infographie, etc.) autour de la thématique « Impressions urbaines – Découvrir la ville de Münster autrement ». Durant la semaine, les étudiants ont pu découvrir le centre historique de Münster, le musée d’art contemporain LWL de Münster, le musée Picasso à Münster, le musée d’art contemporain Folkwang à Essen, une imprimerie à Münster, le centre ville de Cologne et même son carnaval le jour du départ !

Nous souhaitons vivement remercier l’OFAJ pour avoir rendu possible cet échange pédagogique entre nos deux établissements ! Nous souhaitons également remercier Erika et Anja, nos deux collègues allemandes, avec qui nous sommes plus que ravis de pouvoir poursuivre cet échange en le programmant déjà pour l’année scolaire prochaine !
 

Première escale du CREAC au Louvre

Le jeudi 22 janvier, les 2nde 5 et les deux groupes de 1ère HLP ont embarqué pour la première escale d’un projet annuel en partenariat avec le musée du Louvre.

Ces trois classes vont en effet être amenées à réaliser une bande dessinée qui s’inscrira dans le cadre historique des navigations au XVIème siècle et de la rencontre entre culture européenne et amérindienne. 

La matinée a d’abord été consacrée à l’analyse de tableaux et sculptures de la Renaissance afin de mieux comprendre les enjeux artistiques et culturels de cette période.
Durant l’après-midi, les trois groupes ont ensuite exploré la Galerie des cinq continents, nouvellement ouverte au public, à la recherche d’œuvres amérindiennes. Journal de bord à la main, ils ont dessiné, décrit ces objets mais aussi commencé à imaginer pour élaborer un scénario de bande dessinée.

Semaine de ski à Crest-Voland

Dimanche 18 janvier 2026 7h00 : pour cette 8° année un bus est parti du Lycée pour la seconde fois en direction d’une petite station de Savoie : Crest-Voland.
Cinq jours durant, notre groupe de soixante élèves et sept accompagnateurs a pu découvrir les joies du ski. La plupart étaient débutants et tous ont atteint un niveau suffisant pour que le groupe puisse pique-niquer le dernier jour au sommet du mont Lachat, face au Mont Blanc.
Le séjour a été agrémenté cette année de nouvelles activités ludiques : blind test, barbecue sur les pistes, combats de Sumos, karaoké.
Samedi 24 janvier 6h00 : retour au lycée avec l’envie de déjà repartir.

Une journée inoubliable en LV3 chinois — Notre sortie scolaire à Paris

La semaine dernière, notre classe de seconde LV3 chinois a eu la chance de passer une journée exceptionnelle à Paris. Si vous hésitez encore à choisir l’option chinois l’année prochaine, laissez-moi vous raconter cette sortie : elle montre parfaitement tout ce qui rend cette langue passionnante, vivante et dépaysante.

Matin – Au Musée Guimet : voyage dans la Chine ancienne

Nous avons commencé la journée au Musée Guimet, l’un des plus grands musées dédiés aux arts asiatiques en Europe.
Notre visite guidée s’intitulait « La Chine des Han et la Route de la Soie ». Pendant une heure et demie, nous avons découvert des trésors impressionnants :
– des jarres en terre cuite du Néolithique,
– des disques de jade utilisés dans les rituels,
– des vases en bronze ornés de motifs mystérieux,
– et même des objets liés à la divination de la dynastie Shang.

La guide nous a expliqué comment la Route de la Soie reliait la Chine au reste du monde. J’ai vraiment eu l’impression de voyager à travers le temps.
Ce que j’ai préféré ? Les statuettes funéraires de la dynastie Han : leurs visages sont tous différents, comme si elles sortaient d’une photo ancienne.
Franchement, apprendre le chinois devient encore plus passionnant quand on peut relier la langue à une culture aussi riche !

Après-midi – Immersion dans le quartier chinois : Tang Frères, boutiques et… bubble tea !

Après la visite, nous avons pris le métro pour rejoindre le quartier asiatique du 13ᵉ arrondissement, où se trouve le célèbre magasin Tang Frères.
On a découvert des produits typiques : thés, sauces, fruits exotiques, gâteaux traditionnels, décorations pour les fêtes chinoises.
Ensuite, nous avons exploré les boutiques chinoises du quartier : lanternes rouges, calligraphies, porte-bonheurs… Tout nous donnait l’impression d’être à l’étranger tout en restant à Paris.
Et pour finir la journée en douceur, nous avons pris un bubble tea tous ensemble. Un moment parfait pour discuter, rire et partager nos impressions !

Si je devais résumer cette journée, je dirais qu’en LV3 chinois, on ne se contente pas d’apprendre une langue : on découvre une culture, une histoire, un mode de pensée et une autre manière de voir le monde.

Octobre Rose

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Dans le cadre de la campagne Octobre Rose, le CVL (Conseil de Vie Lycéenne) se mobilise pour sensibiliser à la lutte contre le cancer du sein.


La journée du jeudi 16 octobre sera placée sous le signe de la solidarité et de la prévention.

À cette occasion :


Tous les membres du personnel et les élèves sont invités à porter un vêtement et/ou un accessoire rose, en signe de soutien à la cause.

Une vente de pins (réalisé par nos élèves de la filière Micro-technique)   “Octobre Rose” sera organisée :

  • 3 € pour les élèves
  • 5 € pour les adultes
    L’intégralité des bénéfices sera reversée à l’association La Visière Rose, engagée dans la lutte contre le cancer du sein et l’accompagnement des personnes touchées.

Le service de restauration proposera également un menu rose spécialement préparé pour l’occasion.

Nous comptons sur votre participation et votre engagement afin de faire de cette journée un moment fort de solidarité, de sensibilisation et d’unité au sein de notre établissement.

Merci à toutes et à tous pour votre implication.

Atelier Sciences Po

Sciences Po est une grande école post-baccalauréat spécialisée dans l’étude des sciences sociales, en particulier la sociologie, l’histoire, l’économie et les sciences politiques. Si son siège se trouve à Paris, l’établissement dispose également de plusieurs campus en région.

Crédits : Atelier de cartographie / Sciences Po

Université de recherche de renommée internationale en sciences humaines et sociales, Sciences Po a pour mission de former les décideurs de demain dans des fonctions de premier plan de l’administration publique, l’entreprise ou la vie associative, capables de comprendre les grands enjeux du monde contemporain et de contribuer à sa transformation.

Afin de favoriser l’égalité des chances, Sciences Po a mis en place un partenariat avec des lycées visant à mieux faire connaître l’école dans des établissements issus de territoires et de milieux sociaux divers, et à accompagner les élèves méritants qui pourraient parfois s’autocensurer face aux grandes écoles.

L’atelier proposé au lycée Georges Brassens poursuit plusieurs objectifs :

  • informer les élèves sur cette école encore trop peu connue,
  • lutter contre l’autocensure (« les grandes écoles, ce n’est pas pour moi »),
  • accompagner et préparer les élèves dans la réalisation de leur candidature pour Sciences Po

Les ateliers ne se limitent pas à la préparation du concours. Ils visent aussi à donner aux élèves des outils et des méthodes pour réussir dans l’enseignement secondaire et supérieur, quelle que soit la filière choisie. En effet, cela peut-être l’occasion d’élargir les perspectives et de candidater pour des filières ou des écoles encore non considérées.

Concrètement, les élèves de seconde et de première générale volontaires pour participer au dispositif d’une part, et les élèves de terminale générale souhaitant préparer le concours d’autre part, sont invités à se rapprocher d’un des enseignants encadrants.

De novembre à mai, ils participeront aux ateliers se déroulant le mercredi après-midi de 15h55 à 17h45. Ces derniers seront animés par des enseignants de plusieurs disciplines sur diverses thématiques permettant de développer la culture générale, l’esprit critique, la capacité d’argumentation et la méthodologie, autant de compétences indispensables pour réussir à Sciences Po mais aussi dans tout parcours scolaire et universitaire.

Néanmoins, pour bénéficier de la « passerelle » liée au partenariat, les élèves devront suivre l’atelier a minima dès la première et avoir étudié dans le lycée à partir de la seconde.

Thomas Laronce, au près de nous.

Le 4 avril 2025, au lycée Georges Brassens, nous, élèves de 201 avons rencontré Thomas Laronce dans le cadre d’un cours d’EMC, afin d’en apprendre plus sur sa vie quotidienne et sa vie de sportif en tant que personne en situation de handicap. Durant une heure et demi, il a répondu à nos questions.


Thomas Laronce est un para-athlète français de 36 ans, pratiquant le volley assis. Ancien caporal-chef de l’armée de terre et tireur d’élite, il a été victime d’un grave accident de moto en 2013. Après une longue hospitalisation, il est amputé fémoral. Aujourd’hui, à l’armée, il ne peut donc plus être sur le terrain (ce qui lui manque) et travaille dans les bureaux.

Lors de notre échange, Thomas nous a expliqué que l’après accident a été compliqué aussi bien mentalement que physiquement : les douleurs au niveau de sa jambe, une longue hospitalisation, des proches qui ont arrêté de l’appeler… Il a nous dit qu’au moment de l’accident, il était à son apogée dans sa vie et son travail et puis que tout a basculé. Mais grâce à son entourage et son mental, il a réussi à aller de l’avant. Il s’est dit « je ne peux pas abandonner comme ça ». Après son accident, des aménagement ont été nécessaires pour sa vie quotidienne : davantage de place dans son appartement, mettre des pédales adaptées dans sa voiture. Aussi, juste après sont amputation, il a fait des démarches pour un fauteuil roulant, elles ont été abandonnés car il n’aimait pas cela, il trouvait ça pas pratique. Il utilise aujourd’hui une prothèse.

Après avoir pratiqué le basket avant son accident, Thomas commence le volley assis, poussé par un ami. Aujourd’hui, il le pratique en amateur, au poste de centrale. Il a pu participer aux Jeux Paralympiques de Paris 2024 et il nous a fait part de ses émotions et de son ressenti : « Incroyable ! Dingue ! Fou ! J’ai tout aimé : l’accueil, le fait d’être chez moi dans le 93. C’est une grande fierté. J’ai touché du doigt le sport professionnel de haut niveau ». Désormais, ses prochains objectifs sont de gagner la Silver Nations League et de décrocher une médaille aux Jeux Paralympiques de Los Angeles en 2028.

Grâce à lui, nous savons maintenant qu’il est important d’avancer malgré des difficultés et qu’avec des efforts, tout est possible. Nous avons trouvé cet échange très enrichissant et fluide. Nous voulons remercier Thomas de sa venue et de nous avoir partagé son aventure et expérience. Nous lui souhaitons le meilleur pour la suite et notamment bonne chance pour les futurs Jeux Paralympiques. Merci pour tout !


Les élèves de 201 (année 2024-2025)

Nous, élèves de Seconde 3 du lycée G. Brassens à Évry-Courcouronnes, avons rencontré l’athlète paralympique Thomas Laronce le 4 avril 2025 afin de lui poser des questions sur son parcours et son expérience en tant que personne en situation de handicap. Thomas Laronce, âgé de 36 ans, est amputé fémoral à la jambe droite des suites d’un grave accident de moto en 2013. Anciennement tireur d’élite et caporal-chef dans l’armée de terre, il est aujourd’hui un athlète de Volley Assis et a été joueur dans le club ASUL de Lyon puis dans celui de Nantes (les Neptunes) en tant qu’attaquant réceptionneur.

Le volley assis lui a permis de sortir de sa convalescence et de reprendre une activité physique adaptée à son handicap, lui permettant de participer à de nombreux challenges sportifs de haut niveau : en 2022, il a participé aux Invictus Games, une compétition multisports pour les soldats vétérans ; il a également réalisé la préparation pour l’ascension du Mont Blanc (4 806 mètres) et, pour finir, a concouru aux Jeux paralympiques de Paris 2024 où il est arrivé 8e avec son équipe.


1) L’accident et la découverte du handicap


2nd 3 : Quelle a été votre première réaction à l’annonce de votre amputation ?
TL : « Lorsque j’ai percuté un arbre en moto, toute la partie droite de mon corps a été touchée. Depuis un peu plus de 10 ans, j’ai été opéré de nombreuses fois, me causant de nombreuses douleurs qui ont été extrêmement insupportables. »

2nd 3 : Comment avez-vous réagi après votre amputation : le choc a-t-il été brutal ou avez-vous rapidement accepté la situation ?
TL : « Le choc n’a pas été brutal car je m’étais préparé à la situation. À vrai dire, j’y avais déjà pensé. Les opérations et la convalescence étant douloureuses (1), j’ai demandé l’amputation. Pour moi cela a été le meilleur choix à ce moment précis. Je ne le regrette pas ! »
(1) : Retrait du genou et artère fémorale qui s’est ouverte (complication).

2nd 3 : Combien de temps êtes-vous resté à l’hôpital, que ce soit pour l’opération et la rééducation ?
TL : « Je suis resté 3 ans et demi à l’hôpital : je suis resté 1 semaine dans le coma, 1 mois en réanimation, les opérations ont duré environ 2 ans avec des douleurs quasi quotidiennes. Pour finir, j’ai passé 1 an en rééducation. »

2nd 3 : Quels sont les proches qui vous ont le plus soutenu dans ce handicap ?
TL : « Les personnes qui m’ont le plus soutenu durant cette épreuve sont ma famille, mes frères de l’armée et ma compagne de l’époque, ils venaient tous très régulièrement me voir à l’hôpital. »

2nd 3 : Que vous a appris cet accident ? Quelle(s) leçon(s) en tirez-vous et que voyez-vous d’un nouvel oeil ?
TL : « Le changement de vie a été énorme. J’ai dû accepter ma situation. Physiquement j’ai changé, ma jambe tout d’abord, puis une grande perte de poids (près de 30 kilos). La rééducation m’a permis d’être fort mentalement en m’apprenant à ne jamais lâcher. Par la suite, et en dehors, accepter le regard des gens, s’adapter à la société et une vision différente de cette dernière et du handicap. »

2nd 3 : Quels conseils pouvez-vous donner à des personnes à la découverte de leur handicap ?
TL : « Je conseille de ne jamais rien lâcher et de toujours chercher un élément, un point positif dans une situation qui n’est pas bonne pour vous. Par exemple, il y avait un homme que je voyais à l’hôpital qui était amputé. Il était drôle, il faisait rire les infirmières et était toujours de bonne humeur, je voulais être comme lui. Penser à ses proches, qui se déplacent et viennent nous voir, c’est important aussi. »

2) La vie quotidienne avec le handicap


2nd 3 : Comment vous êtes-vous adapté (fauteuil, prothèse et adaptations du quotidien) au handicap
? Prothèse en titane.
TL : « J’ai dû réapprendre à marcher avec la prothèse, j’en ai eu plusieurs, la dernière est en titane. La sensation est comme celle de « marcher sur des échasses ». À côté de ça, j’ai reçu une grande aide du personnel médical de l’hôpital dans l’accompagnement, et j’ai pu me confesser à mon psychiatre par rapport à mes difficultés du quotidien. »

2nd 3 : À quels niveaux votre vie a-t-elle changé d’un point de vue professionnel et personnel, si ce n’est pas indiscret ?
TL : « D’un point de vue professionnel, il y a eu une transition de métier. Je ne peux plus exercer sur le terrain. Je travaille cependant toujours pour l’armée, mais dans un travail plus administratif, de bureau au Centre National des Sports de la Défense (CNSD). En parallèle, le sport en tant qu’athlète tient une part de plus en plus présente dans ma vie. Sur le plan personnel, il faut réapprendre à vivre et relationner avec le handicap. Je suis passé par plusieurs phases, j’ai pu faire de nouvelles rencontres. Je suis devenu plus prudent, plus curieux, plus sensible à la sincérité et à l’authenticité. »

2nd 3 : La réintégration à la société a-t-elle été simple ou difficile ?
TL : « Difficile : c’était à moi de m’adapter à la société et pas l’inverse. J’avais comme une sensation de haine au début. Mon handicap peut être invisible et je n’avais pas toujours envie de me justifier en montrant ma prothèse sous mon survêtement ou mon pantalon à la caisse prioritaire par exemple. Les transports en commun restent un endroit difficile et particulièrement le métro parisien. Il y a du handicap qui se rajoute au handicap. Cela est fatiguant, mentalement et physiquement. »

2nd 3 : Les gens vous voient-ils différemment avec le handicap ?
TL : « Oui, plus fort et courageux, en particulier mes proches. Au début, les gens me portaient un regard de peine et de pitié. Je trouvais ça normal. Certaines personnes ont encore des blocages. J’ai appris à me détacher du regard des gens et à me concentrer sur mon entourage. »


2nd 3 : Avez-vous encore des obstacles dans la vie de tous les jours avec votre handicap, si oui lesquels ?
TL : « Les marches sans et avec la prothèse, les transports en commun, la difficulté à rester longtemps debout, les places handicapées trop petites ou des personnes mal garées alors que j’ai besoin d’espace pour ouvrir la portière en grand et monter à l’intérieur ou sortir. »

3) Le sport et le handicap


2nd 3 : Avez-vous joué au volley avant votre accident ? Si oui, après votre accident vous êtes-vous dit que vous deviez arrêter ce sport ?
TL : « J’ai découvert le volley en cinquième au collège, grâce à l’AS (association sportive scolaire) en raison d’une rencontre sportive prévue au Sénégal. J’ai ensuite abandonné ce sport en découvrant le basket. »

2nd 3 : Comment avez-vous découvert le volley assis ? Ce sport vous a-t-il permis de mieux accepter votre handicap ? Pourquoi avoir choisi le volley et pas un autre sport ?
TL : « J’ai commencé le volley assis suite aux conseils d’un de mes amis. C’est grâce à lui et grâce à ce sport que j’ai pu être propulsé en équipe de France ! (1) J’ai pensé au basket fauteuil, mais le prix des équipements était trop élevé. »
(1) : En 2024, c’est la première fois qu’une équipe de France de volley assis participe aux Jeux paralympiques.

2nd 3 : Quelles sont les difficultés du volley assis, au début, en tant que personne en situation de handicap ?
TL : « Le Volley Assis se déroule sur un terrain plus petit et avec un filet plus bas (1,15 m pour les hommes et 1,05 m pour les femmes). Les joueurs se déplacent à l’aide de leurs membres au sol et leurs fesses ne doivent pas quitter le terrain de volley. Ce sport permet la rencontre de deux équipes de 6 joueurs. C’est donc difficile de maîtriser un nouveau sport et son handicap en même temps. Le temps est compté sur le terrain, le placement et la posture sont importants. C’est difficile de jouer avec les bras. »

2nd 3 : Est-il plus facile de performer en volley assis ?
TL : « Oui, d’une certaine façon. C’est une discipline peu développée en France, la concurrence est donc moins importante. En volley, certains s’entraînent depuis l’enfance. »

2nd 3 : Les gens vous voient-ils différemment depuis les paralympiques ?
TL : « Oui, sur le moment, au village, pendant les Jeux, mais pas pour mes proches, même s’ils sont fiers. »

2nd 3 : Cela vous fatigue : les compétitions, les déplacements ?
TL : « Oui, ça me fatigue, pour toutes les raisons évoquées avant, pour l’effort physique, mais c’est ce que j’aime, me fait vibrer. »

2nd 3 : Envisagez-vous de participer aux prochains Jeux Paralympiques ?
TL : « Oui, c’est une expérience que je souhaite absolument refaire, revivre l’ambiance de cet événement m’a procuré beaucoup d’émotions. Nous avons bien été pris en charge, le village paralympique a été fait pour nous. L’ambiance entre joueurs était extrêmement bienveillante et pas compétitive. J’ai pu rencontrer et jouer avec les meilleures équipes de volley assis venant du monde entier telles que l’Iran (1). Ce n’était pas la vraie vie. C’était parfait. À côté, nous préparons les championnats de France. »
(1) : 1988, 1992, 1996, 2000, 2008, 2016 et 2021, la République islamique d’Iran remporte le titre paralympique en volley assis.


La classe de Seconde 3 remercie Thomas Laronce pour son intervention. Nous avons pu, grâce à lui, apprendre de son handicap, de sa vie et découvrir un nouveau sport : le volley assis. Cela a été un plaisir pour nous de l’accueillir et d’écouter son histoire. Nous souhaitons à Thomas Laronce que tous ses projets à venir se réalisent et que tout se passe au mieux dans le futur pour lui. Nous lui souhaitons également de pouvoir revivre cette expérience paralympique lors des Jeux de Los Angeles en 2028 et de remporter avec son équipe la médaille d’or.

Inscriptions des futures secondes générales et Pro’ ainsi que les premières Pro’ et Techno’

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Formulaire d’inscription pour les secondes générales

Formulaire d’inscription pour les secondes professionnelles

Formulaire d’inscription pour les premières technologiques (STI2D et STD2A)

Formulaire d’inscription pour les premières professionnelles

Formulaire d’inscription à la demi-pension

Des terminales SN visitent le Centre Pompidou et le musée du Louvre

Début janvier, les élèves de Terminale SN1 et SN4 ont vécu un « temps pour soi » artistique au Centre Pompidou, puis au musée du Louvre.

Dans le cadre de l’objet d’étude « Rythmes et cadences de la vie moderne : quel temps pour soi ? », ils ont été invités à ralentir, à s’extraire de la frénésie ambiante pour retrouver un rythme plus personnel.

Cette parenthèse hors du temps, rendue possible par l’observation des œuvres et des espaces qui les accueillent, a constitué une véritable invitation à la reconnexion à soi, par le biais de la beauté, de l’émotion ou de la réflexion.

Dans notre société de l’instantané, les élèves ont su s’accorder un moment de pause : un véritable temps pour soi, placé sous le signe de l’art.

Visites du Théâtre de l’Agora

Entre mars et avril, les élèves de 1ère CIEL3 et CIEL4 ainsi que ceux de Terminale SN1 et SN4 ont visité la Scène nationale de l’Essonne – Théâtre de l’Agora.

Accompagnés par Madame Marchand, chargée des relations publiques, ils ont découvert l’envers du décor : les coulisses des espaces scéniques, les loges des artistes et les salles de répétition, goûtant ainsi à un aperçu de la vie d’artiste.

Cette visite a également été l’occasion d’explorer les différents métiers du spectacle vivant et d’en comprendre les aspects techniques souvent méconnus.

Rebecca CHAILLON, Carte noire nommée désir

Jeudi 6 février, les élèves des terminales SN1 et SN4, accompagnés de MM. Huchon, Loubli et Coulibaly, ont assisté à la représentation de l’œuvre protéiforme de Rébecca CHAILLON.

Avec sept performeuses afrodescendantes venant d’univers artistiques très variés (chant lyrique, voltige, poésie, acrobatie, danse, cirque, théâtre, littérature), l’autrice questionne les stéréotypes et les préjugés qu’ils produisent en interagissant avec le public de manière humoristique et ironique.

Les terminales, qui avaient au préalable bénéficié d’un atelier de sensibilisation aux stéréotypes et préjugés racistes et sexistes réalisé par Maëva Husband, une des comédiennes, ont pu questionner leurs propres représentations, parfois avec surprise, et remettre en question leurs propres certitudes.

1CIEL4 Noire : la vie méconnue de Claudette Colvin

En 1955, dans l’État ségrégationniste de l’Alabama, Claudette Colvin, 15 ans, refuse de céder son siège à une passagère blanche. Jetée en prison, elle attaque la ville et plaide non coupable.

Quelques mois plus tard, Rosa Parks répétera ce geste et restera à la postérité.

Inspiré du livre éponyme de Tania de Montaigne, un dispositif de réalité augmentée ajoutant des images et des sons à un décor réel a plongé les 1CIEL4 au cœur de l’événement.

Cette expérience immersive inédite a permis aux élèves de prendre connaissance du geste courageux mais oublié de cette adolescente ainsi que les raisons de son oubli tout en travaillant le thème de français « Lire et suivre un personnage : itinéraires romanesques ».

Ce fut aussi l’occasion de discuter avec les régisseurs son et lumières des aspects techniques de la représentation.

Et vous, connaissiez-vous Claudette Colvin ?